Des photos en doubleregard d'ici et d'ailleurs. Photographies de Marie Odile et René JACQUEMET
Hans SILVESTER à Montier en Der
Aux confins de l’Ethiopie, à trois jours de piste d’Addid-Abeba, à plus de mille kilomètres de Khartoum et à des siècles de la modernité, Hans Silvester a photographié pendant de nombreuses années des tribus où hommes, femmes, enfants, vieillards, sont des génies de l’art contemporain. Leur corps est leur toile et leurs doigts des pinceaux.
Quelques photos : http://www.grands-reporters.com/Les-peuples-de-l-Omo.html
Cette année, Hans SILVESTER était le parrain du festival 2007 de Montier en Der.
Quelques photos : http://www.grands-reporters.com/Les-peuples-de-l-Omo.html
Cette année, Hans SILVESTER était le parrain du festival 2007 de Montier en Der.
Novembre 1870
Le dormeur du val
C'est un trou de verdure, où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert ou la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature, berce-le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine.
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud
10 novembre : Anniversaire de la mort de Rimbaud
Jean Nicolas Arthur RIMBAUD (1854-1891)
En 1891, il est atteint d'une tumeur cancéreuse au genou droit. Il quitte l'Ethiopie et rentre en France. A Marseille, les médecins décident de l'amputer. Mais la maladie l'emporte le 10 novembre 1891. Sa tombe est à Charleville, sa ville natale. Elle est fleurie régulièrement par des visiteurs du monde entier.
En 1891, il est atteint d'une tumeur cancéreuse au genou droit. Il quitte l'Ethiopie et rentre en France. A Marseille, les médecins décident de l'amputer. Mais la maladie l'emporte le 10 novembre 1891. Sa tombe est à Charleville, sa ville natale. Elle est fleurie régulièrement par des visiteurs du monde entier.
Roman (poème écrit en 1870)
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, – la ville n’est pas loin, –
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
– Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif...
– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
– Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire !...
– Ce soir-là,... – vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits, – la ville n’est pas loin, –
A des parfums de vigne et des parfums de bière...
– Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon
D’azur sombre, encadré d’une petite branche,
Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...
Nuit de juin ! Dix-sept ans ! – On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête...
Le coeur fou Robinsonne à travers les romans,
– Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l’ombre du faux-col effrayant de son père...
Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif...
– Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...
Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août.
Vous êtes amoureux. – Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
– Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire !...
– Ce soir-là,... – vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade...
– On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.
Comprendre Rimbaud :
- un commentaire du poème précédent (http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/roman.html)
- des informations (http://www.ardennes-culture.net/Rimbaud/)
- des informations (http://www.ardennes-culture.net/Rimbaud/)
La révolte quitte Charleville-Mézières
Bravo aux artistes de Royal de Luxe. Nous attendons avec impatience vos prochaines créations que nous suivrons sur le net et pourquoi pas l'année prochaine à Charleville.
Le feuilleton de la semaine à Charleville : la révolte des mannequins
La compagnie de théâtre de rue, Royal de Luxe, a créé un évènement dans quelques vitrines du centre-ville de Charleville-Mézières, durant toute une semaine. Plusieurs histoires fantastiques et fantaisistes, évoluant chaque jour, furent suivies par de nombreux badauds et immortalisées par de nombreux photographes.
L’Institut International de la Marionnette s’est associé à ce feuilleton et le photographe Christophe LOISEAU a « inscrit, jour après jour, sur la pellicule » les péripéties de cette aventure.
Ci dessous, quelques images et deux feuilletons : l'anniversaire de grand père et cauchemar de la flaque.
La révolte complète se trouve sur le blog de Christophe LOISEAU : http://www.larevoltedesmannequins1.fr/
L’Institut International de la Marionnette s’est associé à ce feuilleton et le photographe Christophe LOISEAU a « inscrit, jour après jour, sur la pellicule » les péripéties de cette aventure.
Ci dessous, quelques images et deux feuilletons : l'anniversaire de grand père et cauchemar de la flaque.
La révolte complète se trouve sur le blog de Christophe LOISEAU : http://www.larevoltedesmannequins1.fr/
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